Les « soldats du Califat » ont finalement assassiné Hervé Gourdel. Les représentants nord africains de l’Etat islamique (Ei) démontrent ainsi qu’ils sont aussi barbares que leur mentor levantin.
L’avènement du » Daesh » signe la fin de ce que l’on avait peut être nommé hâtivement « le printemps arabe ». Le chao syrien et les rivalités régionales ont donné un second souffle à des organisations en perte de vitesse. Les immenses moyens mis à la disposition de ces groupes leur ont permis de supplanter l’opposition modérée à Bachar el Assad , de déstabiliser le voisin irakien et de se placer en leader de la mouvance « jihadiste ». Chose inimaginable il y a peu, une organisation plus radicale encore qu’Al qaida a pris la tête du « Jihad mondial ». La France de part son engagement antiterroriste constitue une cible prioritaire pour l’Ei. Les extrémistes ne pardonnent sans doute pas notre engagement aux côtés des courants démocratiques de l’Islam, des chrétiens d’Orient et des autres minorités.
Notre nation doit faire bloc. L’union sacrée est plus que nécessaire pour défaire la barbarie. Les agissement d’une petite minorité de jusqu’au-boutistes ne sauraient salir nos compatriotes musulmans engagés à nos côtés. Le renforcement de l’unité nationale est là meilleure réponse possible à la terreur.
Les bonnes intentions ne sont rien sans volonté, sans moyen. La nouvelle donne internationale oblige notre gouvernement à revoir sa politique de défense et de sécurité. La grande saignée qui affaiblit nos forces armées depuis des années doit cesser. Le renseignement, cœur du contre terrorisme, doit être revalorisé. A ce propos, le retour sur le territoire national de trois jihadistes, partis guerroyer et revenus en touristes a quelque chose d’inquiétant. Cet épisode tragi-comique écornera sans doute l’image de notre pays. Mais ce coup porté à notre prestige n’est pas le plus inquiétant. Le laxisme de nos dirigeants hyper médiatisés, est de loin ce qu’il y a de plus préoccupant.