Chère Madame, cher Monsieur,
Je tiens tout d’abord à remercier tous les lyonnais qui m’ont fait confiance dimanche 2 juin, lors du premier tour des primaires UMP pour les municipales de Lyon.
Je tiens également à remercier tous ceux qui, nombreux, ont participé de manière active à ma campagne, les jeunes ou les moins jeunes, l’ensemble des référents d’arrondissement, les experts qui m’ont apporté leurs éclairages pour réfléchir à un projet ambitieux pour Lyon.
Je n’oublierai jamais l’effervescence et l’ambiance de campagne qui pendant de longs mois ont jalonné notre engagement pour nos idées et bien sûr pour Lyon.
Arrivé en troisième position, je mesure la déception pour certains, de ne pouvoir concourir à la finale. J’assume les choix qui ont été les miens, ainsi que ma ligne stratégique basée sur un projet de fond et une ambition au service des Lyonnais.
La règle du jeu voulait que j’exprime un soutien parmi les deux finalistes de notre campagne des primaires.
C’est une décision difficile qui a nécessité une réflexion approfondie, une rencontre avec les candidats, et une discussion avec l’ensemble de mes référents, pour m’entourer des avis du plus grand nombre dans une esprit d’équipe qui a accompagné toute ma campagne.
Ensuite est venu le moment du choix. Je l’ai exprimé publiquement à l’occasion d’une conférence de presse avec Georges Fenech et Nora Berra.
Je tiens, en toute sincérité, à vous exprimer ici quelles en ont été les raisons.
Georges Fenech à pour moi toutes les qualités pour battre Gérard Collomb en Mars 2014. L’expérience, la pugnacité et la combativité. C’est un Homme de conviction, ouvert et très attaché à l’avenir de notre ville.
Tout le monde sait que notre image et notre sensibilité peuvent être différente. Nous appartenons pourtant à la même famille politique, et nous partageons les même valeurs de la droite et du centre.
En le soutenant, je ne renie rien de ce que je suis et de ce que je porte. Cette différence constitue à mes yeux un atout déterminant dans le grand rassemblement que nous devons constituer afin de gagner les prochaines élections municipales. Avec Nora Berra, nous partageons le même analyse, et nous avons fait le même choix.
Je mesure la déception qui a été celle du camp de Michel Havard. Je leur dis que je n’ai trahi personne, que nous sommes depuis des semaines dans une compétition, et non dans un affrontement. Au final, la seule chose qui compte, ce sont les Lyonnais, et la victoire pour tous qui veulent que ça change.
A aucun moment je n’ai voulu aller contre quiconque, mais toujours pour le bien de notre famille politique et de nos idées.
J’ai placé ma campagne, depuis le début dans cet esprit de rassemblement, avec la conviction que dès le lendemain du 2ème tour dimanche 9 juin, nous seront tous ensembles, unis, pour mener le même combat et porter le même projet en face d’un seul adversaire, Gérard Collomb.Comme je l’ai fait pendant toute la campagne du 1er tour, j’en appelle donc à cet esprit de rassemblement qui doit constituer le ciment de ces élections primaires.
Je condamne les propos qui ont été tenus par certains à mon égard, d’un soi-disant marchandage avec Paris. J’ai refusé de tomber dans le piège des vieilles querelles qui ont entachées notre mouvement lors des élection à la présidence de l’UMP. Je n’ai demandé aucune contre partie à Paris, au soutien que j’ai exprimé à Georges Fenech.
Ceux qui disent que j’aurais obtenu un poste de Sénateur ou de Député européen mentent, j’affirme par ces mots que je ne souhaite ni l’un ni l’autre. Ceux qui pensent que j’ai obtenu une place aux Régionales savent très bien que cela se décide à la commission d’investiture de l’UMP, qui est aujourd’hui à parité entre les soutiens de Copé et de Fillon, et qu’entre temps la présidence de notre mouvement ne sera peut être plus la même.
Contrairement à ce qui est affirmé par certains pour décrédibiliser mon soutien, j’affirme avec la plus grande sincérité que Paris n’est pour rien dans le choix que j’ai exprimé. Celui-ci n’a été dicté que par les seuls enjeux lyonnais.
J’ai dans mon engagement politique suffisamment montré que je plaçais mes convictions au dessus de tout, pour ne pas subir ces allégations indignes et mensongères, qui dénaturent l’esprit même de cette campagne.
Ma vie politique a toujours été une prise de risque, guidée par mes seules convictions. Je n’ai jamais transigé, et ne le ferai jamais.
Je le montre encore aujourd’hui, mon choix est celui d’un homme libre, et non d’un homme intéressé ou sous influence.
J’assume mon choix car j‘ai la conviction que c’est le meilleur pour Lyon et pour les Lyonnais. J’appelle donc à plus de responsabilité et de mesure dans une campagne qui ne durera maintenant que 3 jours, afin d’aborder celle que nous attendons tous, celle des municipales de 2014, dans les meilleurs conditions pour gagner.
J’appelle enfin tous ceux qui partagent mes convictions et nos objectifs communs, à soutenir la candidature de Georges Fenech dimanche 9 juin.
Vous pouvez compter sur mon engagement total, à votre service et au service des Lyonnais.
Bien amicalement
Emmanuel HAMELIN