L’État et la commission spéciale ont rendu leur verdict ce matin. C’est un réseau constitué par les villes de Tours, Rungis et Dijon, qui accueilleront la cité internationale de la gastronomie. Lyon ne devrait récupérer que quelques miettes…
Après avoir annoncé l’abandon du projet au Conseil Municipal le 17 septembre dernier, après avoir effectué un revirement début octobre face à la mobilisation des acteurs locaux, Gérard Collomb a préparé dans l’urgence un projet sans y associer les lyonnais.
A deux reprises (communiqués 18 septembre et 8 octobre) je m’étais exprimé pour dénoncer ces revirements et la méthode très personnelle du Maire de Lyon, de décider seul et sans concertation.
Gérard Collomb aurait du associer les lyonnais dès le début sur ce projet qui représente leur patrimoine et leur fierté.
La méthode de Gérard Collomb a ses limites, et c’est toute une ville qui en fait les frais. C’est un manque à gagner important pour l’image de Lyon, mais aussi pour tous les acteurs lyonnais du tourisme et de la gastronomie.
La déception est forte aujourd’hui, pour tous ceux qui ont soutenu ce projet, et qui voient la ville de Lyon, capitale de la gastronomie, écartée au profit de Tours, Rungis et Dijon.
La liste est longue des combats perdus par Gérard Collomb pour la ville de Lyon:
Lyon capitale européenne de la culture, parti à Marseille
Grand prix de tennis de Lyon, parti à Montpellier
France 3 région, parti à Marseille
Lyon mode city, parti à Paris
Centre français du commerce extérieur, parti à Marseille
Centre international de formation à la propriété industrielle, parti à Strasbourg
Collège européen de police, parti à Londres
Fonds mondial des vaccins, parti à Genève
Pôle scientifique et technique de l’IRSN, parti dans la drôme
etc